» L’AUBE D’ARLEQUINE « 

l'aube d'arlequine

Est-ce l’arbre
Qui appelle
Ou l’oiseau
Qui choisit
Ses branches
Pour poser
Ses fétus
De paille
En papillons
De jour, de nuit
Mumures
D’oreille à l’épaule
Je reste là
Aube d’arlequine
Revenue fleurir
La souche adossée
À l’ombre
Comme un soleil
Lève-toi
Sur le monde

Carole Renaud

©La main et l’œil

Le lynx

Le lynx,

Paré d’ocelles d’or bleuté,
Ton pelage luit au ciel d’été,
Tes grands yeux perçants
Peuvent nous glacer les sangs,
Mais lorsque l’on voit paraître
Tes deux pinceaux de maître,
A tes oreilles accrochés,
Et, derrière tes moustaches caché,
Ton nez doux et luisant,
Tu deviens tout de suite très attachant,
Toi, le vagabond des montagnes,
Le voyageur sans compagne
Qui, au crépuscule, part en chasse
Et ne voit plus le temps qui passe…
 
@Tiamaraa Auteur Peintre